Johanna marines

Entretien avec Johanna Marines

Notre anthologie steampunk annuelle se prépare. En attendant sa sortie prochaine, nous vous invitons à découvrir ses auteures – eh oui ! ce volume est 100% féminin – à travers quatre entretiens. Johanna Marines ouvre le bal et répond à nos questions.

johanna_marines
Johanna Marines

Oneiroi : Salut Johanna !
En attendant la sortie cette année (on croise les doigts) de l’anthologie Mécanique et lutte des classes, que dirais-tu de te dévoiler un peu ?

Peux-tu nous parler un peu de toi, de ton parcours, tes passions, tes projets du moment en temps de confinement ?

Bien sûr ! Je vis actuellement dans le sud de la France près de Montpellier où je prépare un doctorat en biologie depuis un an. En parallèle de mes études universitaires, je me suis lancée dans l’écriture de romans et de nouvelles en 2016. À ce jour, j’ai publié deux romans Cendres un thriller steampunk (sorti en avril 2019) et Oxygen (initialement paru en 2018 aux éditions Mots en flots) un thriller d’anticipation et sera réédité en 2020 chez Snag Fiction. J’ai également participé à trois anthologies de nouvelles chez Arkuiris (en 2018 et 2019) et chez les Vagabonds du rêve (en 2019).

Cendres_johanna_marines
Cendres, Johanna Marines (éd. Snag)

Mes journées sont donc bien remplies et je tente de trouver une machine qui serait capable de rallonger les jours pour qu’ils durent plus de 24 heures ! (si vous mettez la main dessus faites-moi signe)

Concernant mes passions, la liste est longue. Que ce soit le dessin (que je pratique depuis toute petite), la lecture, les séries/films et les jeux vidéo narratifs, tous ces supports enrichissent énormément mon imaginaire et me donnent plein de nouvelles idées pour de futurs romans.

Enfin concernant mes projets du moment, je travaille actuellement sur l’écriture d’un nouveau thriller steampunk : Encens. L’histoire prend place en 1919 à la Nouvelle Orléans où l’on suivra plusieurs personnages haut en couleurs ! Ambiance jazz, steampunk, bayous et meurtres, bien sûr !

O : As-tu un genre littéraire de prédilection ? Des écrivains, des livres fétiches ?

Même si je suis une grande amatrice de SFFF (science-fiction, fantasy, fantastique), j’essaye un maximum de diversifier mes lectures. Cela passe autant par la littérature blanche (je vous conseille très fortement Je suis tue de Mathieu Ménégaux) que par les thrillers/policiers (lisez le dernier Jérôme Loubry, Les Refuges, un livre qui vous retournera le cerveau).

Côté imaginaire, j’ai une affinité très forte pour les romans d’anticipation, dystopie, uchronie et steampunk bien évidemment !

la nuit des temps Barjavel
La Nuit des temps, René Barjavel (éd. Pocket)

Si je ne devais garder qu’un livre : La nuit des temps de Barjavel, une pépite intemporelle qui m’a complètement chamboulée.

Concernant les auteurs qui m’inspirent énormément, difficile de n’en citer que quelques-uns… Mathias Malzieu, Timothée de Fombelle pour leur plume onirique et poétique. Leurs mots ont fait palpiter mon petit cœur plus d’une fois. J’admire énormément Estelle Faye (son roman Un Eclat de givre est une vraie pépite et un indispensable à avoir dans sa bibliothèque) mais aussi Aurélie Wellenstein et Emmanuel Quentin, leurs engagements et les réflexions dans leurs romans respectifs me touche profondément.

O : Revenons un peu en arrière, aux origines. Comment t’est venu l’envie d’écrire ?

En 2016, je suis tombée sur un documentaire d’Al Gore (An Inconvenient Truth), ancien candidat aux élections américaines, où il est question du changement climatique. Ce documentaire a été un électrochoc. Il a fait naître en moi une idée qui m’a poussée à écrire mon premier roman, Oxygen. Dans ce roman de Cli-Fi (Climate-Fiction), l’oxygène est devenu un bien de consommation courant qui se vend à prix d’or. Comme dans le documentaire que j’avais vu, j’avais envie moi aussi de transmettre un message écologique qui me paraissait essentiel. J’avais besoin de faire résonner cette voix dans un roman. Le livre sera d’ailleurs réédité en 2020 chez Snag Fiction sous une nouvelle édition (avec des dessins réalisés par mes soins).

O : Je le rappelle, l’anthologie annuelle d’Oneiroi est une invitation à la découverte du steampunk. Ce deuxième volume a pour thème Mécanique et lutte des classes. Au sommaire 100% féminin, on trouve Transatlantic Star Line (J. Marines), La Nouvelle Elite (T. Hay), Les Pies voleuses (C. Loiseau) et Maudite Lumière (N. Lemos).
Comment t’est venu l’idée pour ta nouvelle ?

Le thème “mécanique et lutte des classes” m’a tout de suite inspirée. J’ai immédiatement eu une image en tête : un personnage attaché à une chaise en train d’être torturé. Je savais que je voulais que ce soit en huis clos pour instaurer une tension palpable dès les premiers paragraphes et que le lecteur se demande : mais pourquoi torture-t-on se pauvre bougre ? ^^

J’ai aussi eu envie de relier la nouvelle à d’autres textes que j’avais écrits précédemment (Poupées de son chez Arkuiris) et Cendres, j’aime bien l’idée d’avoir un fil rouge qui relie toutes mes histoires.

O : Quelles ont été tes sources d’inspiration pour ton texte ?

Lors de l’écriture de cette nouvelle, j’ai surtout eu des images en tête. J’avais été profondément marquée par Détroit, un jeu vidéo narratif où l’on incarne à tour de rôle plusieurs automates dans un univers futuriste où la lutte des classes et la liberté sont au centre du scénario. J’ai aussi eu en tête Le Talon de fer, un roman de Jack London qui décrit une révolution socialiste en 1914. Puis, il y a évidemment ce clin d’œil au roman de Philip K. Dick, dont je tairai le titre pour ne pas en dire trop. Enfin, il y a forcément ces films d’action, où on a tous déjà vu un personnage torturé par d’autres. Tout l’intérêt de la nouvelle est ici de comprendre pourquoi.

O : Avec la situation sanitaire actuelle, tu dois avoir un peu plus de temps pour l’écriture, non ? ^^ Quels sont tes projets d’écriture pour l’avenir ?

Malgré le confinement, j’ai toujours beaucoup de travail en lien avec ma thèse. En revanche, je me suis organisée des plages d’écriture tous les soirs pour être plus productive. Outre l’écriture d’Encens dont j’ai parlé précédemment, je suis en train de plancher sur le synopsis du prochain roman steampunk (quoi, encore ?!) que j’aimerais écrire. Je ne peux pas trop en dire pour le moment mis à part qu’on embarquera cette fois-ci dans les brumes de Venise…

O : As-tu un site web, un blog, des réseaux sociaux où tes futurs lecteurs pourront te laisser des messages ?

Vous pouvez facilement me retrouver sur ma page facebook spécialement dédiée à l’écriture : Johanna Marines Auteur. N’hésitez vraiment pas, que ce soit pour un retour de lecture ou pour parler d’écriture, je serai toujours ravie de vous répondre ! 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

mattis at Donec leo. ipsum luctus mi, neque. Nullam