Issu de la science-fiction et prenant ses racines dans les écrits de Jules Verne et de H.G. Wells, le steampunk est le genre qui donne la parole aux marginaux et aux laissés-pour-compte.
L’occultisme au service du pouvoir
Cette thématique est née du terrifiant constat de la remontée du fascisme à travers le monde avec, notamment, la constitution d’une oligarchie d’ultra-riches qui s’accaparent le pouvoir et n’hésitent pas à mentir, manipuler, déformer la réalité pour servir leurs intérêts. Historiquement, il existe un pont entre le pouvoir et les sociétés secrètes plus ou moins occultes. On a l’exemple de Raspoutine à la cour de l’Empire de Russie ou encore de l’ordre de Thulé qui a inspiré l’idéologie du parti nazi.
Ce huitième volume* imagine d’autres formes d’oligarchie et vous invite à explorer leur pendant mystique, métaphysique, alchimique, astrologique… Avec cette anthologie, vous passerez d’une utopie autarcique défaillante à une république dirigée par les prédictions journalistiques ; vous chercherez à vaincre la mort grâce aux astres ou à comprendre les lois de la physique pour une Église vouée à la science.
*Chaque volume des anthologies steampunk de notre collection peut être lu indépendamment des autres.
Sommaire
- La République du Croissant, Inès Ache ;
- Les Doyens de l’oubli, Doria Roustan ;
- La Forme repliée, Marion Joyce ;
- Onirochrone, Emmeline Dardoize.
Quatrième de couverture
« Le steampunk manipule l’histoire du XIXe siècle, la plie à sa volonté pour en extraire une vision altérée. Écartez le voile de la réalité pour sombrer dans cette anthologie où les oligarques monopolisent le pouvoir grâce à une influence invisible. Rituels, complots, manipulations… Les élites sont prêtes à tout pour garder le contrôle et maintenir l’illusion fragile entre science et magie.
Pour le meilleur ou pour le pire, ou juste différemment. Prenez place dans notre machine à remonter le temps ! »
Autrices
- Inès Ache : Née à Lyon, Inès Ache a suivi des études en sciences sociales à Paris, ville qui a nourri son goût pour les arts. L’univers steampunk se trouve à la croisée entre ses genres littéraires favoris : le roman historique et les littératures de l’imaginaire. Elle aime écrire sur le pouvoir, le deuil, l’amitié et la morale.
- Emmeline Dardoize : Tombée dans la marmite de l’imaginaire quand elle était petite, Emmeline Dardoize a passé son enfance (et même un peu plus) à chevaucher des dragons et pourfendre des monstres. Après avoir tant bien que mal atterri dans le monde réel, elle a suivi des études de lettres et est devenue professeure. Les années ont nourri sa passion pour les voyages, les civilisations lointaines et l’alchimie des mots.
Aujourd’hui, elle enseigne près de Grenoble, quand elle ne fomente pas de nouvelles histoires. L’outre-monde et l’outre-temps sont ses destinations favorites : celles qui, en ouvrant un autre œil sur le réel, rendent possible ce pas-de-côté qui le questionne, l’enchante et le dévoile. - Marion Joyce : Sociologue de formation, Marion explore dans ses récits les dynamiques sociales et la manière dont on continue à y croire. Sa science-fiction, dépouillée de grand spectacle, mêle lucidité et poésie pour révéler la laideur sous les apparences du sublime. Chez elle, la beauté n’est qu’un piège : on s’émerveille avant de comprendre ce qu’on a vraiment regardé.
Ses textes interrogent l’humain, ses illusions, ses machines et cette obstination à se croire encore au centre du monde, même quand tout s’effondre. - Doria Roustan : Elle a le goût du mélange, des paysages intérieurs et des horizons mouvants. Game designer et éditrice dans l’univers du jeu de société, son amour du jeu infuse dans son écriture. Le goût des contraintes, des règles choisies et des objectifs à atteindre sont autant de cadres fertiles qui stimulent sa créativité. Aujourd’hui, ses récits tissent des passerelles entre l’intime et l’ailleurs, et invitent, à leur tour, à franchir les seuils de l’imaginaire.
















